mercredi 7 décembre 2022

ENCYCLOPEDIE de GUECELARD - PATRIMOINE et SCIENCES



Eglise du XVIIIème siècle et centre bourg de Guécélard, en décembre 2022
 

Eglise du XVIIIème siècle et centre bourg de Guécélard, en mai 1962


Eglise du XVIIIème siècle et centre bourg de Guécélard, en juillet 1932

Eglise du XVIIIème siècle, la gare,  et centre bourg de Guécélard, en février 1922

Eglise du XVIIIème siècle et centre bourg de Guécélard, en juillet 1900
Cinq clichés qui se succèdent - Guécélard, un nom unique venue de l'infini du temps passé, traversant l'espace du temps historique 6 A.G.

GUECELARD 

                                            

                                                            DIEX EL VOLT

Armes : « De sable, à la bande fuselée d'argent »

Titres : marquis de Broc de La Ville au Fourrier ; vicomte de Foultitude ; bvaron d’Echemiré ; seigneur des Perrais, du Petit Guécélard ; de Mondan ; de Vernoil ; de Venelles ; de Grille mont ; de Rigné ; de La Lizardière ; de Montchauvon ; de Basse ville ; de Cinq Mars et de Moulines.

Rôles : Général de Brigade - Gentilhomme de la Chambre du Roi


                          par André Gobenceaux


                                  Médaille d'honneur de la Commune de Guécélard

décernée le 22 septembre 2021 par Monsieur Alain Viot, maire en exercice depuis mars 2014, à André Gobenceaux, pour la qualité et l'importance de son travail de recherches quant à l'origine authentifiée du nom de Guécélard, sur le passé validé de l'Histoire et l'historiographie de cette commune. A. Gobenceaux a également participé à la rédaction d'articles sur Asnelles, Cabourg, Meuvaines, Ver-sur -Mer, la Forêt engloutie de Quintefeuilles dans le Calvados ;  dans la revue 303 éditée par la Direction de la Région  Pays de Loire. 

                            Préambule          

Mes sincères remerciements et ma très profonde gratitude s'adressent à,

Madame Mirouse, professeur de Paléographie médiévale à l‘Université du Maine, qui a accepté que je suive  ces cours pendant deux années, 1997 et 1998, où j’ai appris à déchiffrer et à interpréter les très vieux textes, à découvrir et à aimer l’histoire médiévale,

Madame Anne Fillon, professeur  2mérite et Monsieur Emmanuel Lecomte du CUEP de l’Université du Maine, qui m’ont éduquer pendant 100 heures, puis aider le novice que j’étais à  devenir le 23 avril 1999 - Guide-habitant,

Monsieur l’abbé Dubois, 

Monsieur l’abbé Moulin, 

Monsieur Denis Herbreteau, maire de Guécélard, du 23 juin 1995 au 16 mars 2001, spécialement pour l’intérêt particulier qu’il a manifesté pour mes recherches, et son soutient,

Monsieur Christian Poussin, Premier adjoint au maire de Guécélard, du 23/06-95 au 16/0362001

Le conservateur de la Bibliothèque de l’Abbaye de Solesmes,

L’Association des Amis de la Bibliothèque du Prytanée National miliaire de La Flèche,

L’Association des Amis des Archives Historiques  du diocèse de Rennes, 

Les Centres de documentation du Musée de l’Homme à Paris, du Musée de la Préhistoire de Saint Germain-en-Laye, du Museum Nationale d’Histoire Naturelle de Paris

Le personnel de la salle de lecture du  « Fond Ancien » de la Médiathèque du Mans

L’ensemble du personnel  des Archives Nationales de Paris, des Archives Départementales du Calvados, de l’Eure, de l’Ille-et-Vilaine, de l’Indre-et-Loire, de la Loire-Atlantique, du Loiret,  Maine-et-Loire, de la Mayenne, de l’Orne, de l’Oise, de la Sarthe et du Rhône,

Les services hydrauliques des Directions de l’Agriculture, de l’Equipement, et de la Météorologie des départements de l’Orne et de la Sarthe.

Madame et Monsieur Paul Gleizes de Guécélard.

Monsieur Tessier; un adjoint de longues années à Guécélard, à qui j'adresse un « cou-cou »

Pour le soutien qu’ils m’ont apporté tout au long de mes recherches.

La recherche est  par principe une juxtaposition de maillons ………une chaîne sans fin……..
Il est indispensable de ne pas oublier, que la recherche en historiographie n’est absolument pas statique.
En effet, la connaissance est strictement subordonnée à la recherche. Celle-ci est conditionnée par la méthode utilisée par le chercheur, et, découle de son opiniâtreté, de sa volonté à trouver, à découvrir l’exactitude de la vérité.

En conclusion, et après un peu plus de trente cinq de recherches, en solitaire, épaulé exclusivement par mon épouse, avoir arpenté l'hexagone, débordé hors frontières, et avoir amoncelé archives, reproduction de documents anciens authentifiés, cartes postales, photos et constitué une véritable paléontothèque privée ; je termine par cette : encyclopédie de mon pays d'adoption 1974 )

                       Agé


A.G. - auteur - chercheur paléontologue - Inspecteur Principal retraité de COFIMANS - ancien élève de E.C. de Paris 10/1942 à 12/1944 - disciple de Mme Anne Fillon - Professeur émérite de l’Université du Maine - A.P.V.M.  1980 - C.U.E.P. - 1999.                                      

                                                 

                   ENCYCLOPEDIE

    ANALOGIQUE - ETYMOLOGIQUE - LEXICOLOGIQUE

Guécélard

Guécélard est une commune française, relativement récente, érigée en une municipalité communale distincte par l'annexe N°2944 de la lpidu 13 juillet 1880, votée par la Chambre des Députés le 12 juillet 1880, adoptée par le Sénat le 15 juillet 1880, signé par Monsieur Jules Grévy, Président de la IIIème République Française ; contre sigée par Constan, Ministre de l'Intérieur. Dissociée de ce fait de Fillé, qui prendra le nom de : Fillé-sur-Sarthe, à laquelle elle avait été adjointe en 1793. Union, devenue effective en 1795. Insérée dans la Communauté de communes de l'Orée de Bercé le 28 décembre 1993, qu'elle quitta pour être intégrées dans celle du Val-de-Sarthe le 1er janvier 2014.

Sise dans le canton de La Suze par décret sanctionné par une lettre patente du roi Lois XVI, à compter du 8 janvier 1790, dans le département de la Sarthe de puis le 4 février 1790. Intégrée dans la région des Pays de Loire le 30 juin 1955, dans le cadre fixé par le décret du 28 novembre 1956.

avant

Le territoire communal de Guécélard est placé dans la province du Maine /Mayne ; cité dans des textes médiévaux : Pagus Cenimannicus, territoire occupé vers le Vème avant notre ère, par le puissant peuple Celte/Gaulois des Aulerques Cenoman's. Après la conquête romaine, l'empereur Auguste, intégra ce «  Pays », dans la province Lyonnaise - IIème Lyonnaise, avec Tours comme métropole. Cette province du Maine dont l'origine est citée en 938, attestée en  XIIème siècle ( décembre 1200) ; est incluse dans la Généralité de Tours, circonscription administrative crée en 1542, confiée aux Trésoriers Généraux à Blois en janvier 1551. Elle a, pour élection Le Mans, incluant en 1483 Guécélard, et en 1629 rattaché à Château-du-Loir. N’étant pas désigné sur la liste de la Sénéchaussée et du Présidial du Mans, est uni à Fillé. Uni à Fillé dans les Greniers à Sel, et en 1787 sur les listes d’Élection, sur celles de district, puis de canton en 1790.   

La commune de Guécélard se développe dans un puzzle de communes, placée au Sud-ouest du Mans, sur la rive gauche de la Sarthe, dans cette vaste platitude recouverte par les alluvions anciennes comme évoqué ci-dessus, que la grande rivière abandonna lors des ses reptations vers l’Ouest.


Géographie



Reproduction authentifiée de l'épure de 1805, ayant été utilise en 1880, pour établir le plan cadastral 1840.

Le territoire communal de Guécélard se déploie dans sa plus grande longueur sur 5,426 km. et sur une superficie de 1209 hectares 53 ares 26 centiares * , dont 419 boisés *2 dans une platitude que les Géographes, les Géologues, et le B.R.G.M., dénomment la «  Plaine de Guécélard »*3 à 20 km. du Mans ( par avenue Jean Jaures ), 18 km par la D.323. Il  s’étend, sur la rive gauche de la rivière Sarthe, bordée par celle-ci sur 4,463 km, dont 1,450 navigable avec un tirant d’eau de 1,2. À   Guécélard sur une longueur totale de la grande rivière : 282 km. ce territoire communal  se situe à 158,7 de sa source à Somsarthe - Cne Soligny-le-Trappe ( Orne - 61 ) alt. +212, elle conflue pou former la Maine à +14, ce qui  lui donne une pente de 0,07°/°°*4. À  Guécélard son profil mouillé varie de 5 à 900 mètr es. Le nom Sarthe apparaît dans les Actus en 524 : fluvius Sartae et en 537 : fluvium Sartae*5.

La commune de Guécélard, est arrosée par le cours d’eau le Rhonne, 89ème affluent gauche de la Sarthe, qui étire son cours depuis sa source sur 26,515 km ( DDA - 11-94 ). ; et conflue au pied de la surélévation de Mondan( Moondaon - alt. +42 )signifiant : Petite bouche, et par analogie embouchure de petite rivière  par rapport à une plus importante - ( A.D.72 - A.1 et Q 29/1 - F. Municipal n°38 ).


Carte surlignée de la Sarthe et de son 89ème affluent gauche le Rhonne, confluent au pied altr. +3?6de la surélévation de « Mondan- Moudaon - IXème siècle » .
Plan du Bassin du Rhonne édité par l'D.A.A. de la Sarthe pour le Ministère de l'AgricuLture en 1975 .
Le cours des différents est pratiquement perpendiculaire à son collecteur - Documents collection A.G.

Géologie
Il est difficile à Guécélard, d'effleurer la géographie sans aborder la géologie.

Géologiquement,  l’intégralité du sol de la commune de Guécélard, où nous déambulons au quotidien, s’est formé au Cénomanien, il y a de   95 à 90 M.a. ; par une transgression des eaux marines venues du Nord, et très lourdement chargées en sédiments sableux. Ces sédiments en sustentation, se sont déposés  strates après strates ; formant inéluctablement notre sous-sol.  Il est marqué, à différentes profondeurs par la présence d’ammonites, qui témoignent  de ce passé marin «  Acanthoceras fukesbroxei  de Turrilites sacutus et costatus ». Les sables en sous-sol sont coupés d'intercalations argileuses, formant un ensemble assez homogène d’une puissance moyenne de 70 mètres, pouvant vers Le Mans dépasser les 100 m. - Les sondages ont données pour 85 m. à la hauteur de l'abri du pont sur le Rhonne, et 65 au lieu-dit : le Plesssis à Guécélard.


ACANTHOCERAS RHOTOMAGENSE a été défini par Melchior NEYMAyr en 1875
 a été défini par en - Embranchement  : Mollusques ; Classe : Céphalopodes ; Ordre :Ammonoïdes ; Famille : Acanthocératidés.




TURRILITES COSTATUS par LAMARCK en 1801-   
Embranchement  : Mollusques ; Classe : Céphalopodes ; Ordre : Ammonoïdes ; Famille : Acanthocératidés - Pièces présentées issues de la Paléontothèque privée de .A.G.

Dans ces sables, constituant une immense platitude, en aval de la confluence avec l'Huisne, la rivière Sarthe  a tracé son cours, cherchant  difficilement une pente ; la contraignant implacablement à dessiner de vastes méandres. Ce cours d'eau ayant initialement prit   la direction du  plein Sud, devint ainsi le principal affluent droit du Loir. Cette jonction, fut interrompue par un  soulèvement du plancher basal dans la région de La Chapelle d'Aligné ; ce changement de cours, s'opéra par  des reptation latérales. Notre grand cours d'eau abandonna son lit majeur, c'est-à-dire l'actuel territoire communal de Guécélard, vers un autre lit secondaire, celui que nous connaissons de nos jours ; abandonnant , ce que le .B.R.G.M. appelle « des alluvions anciennes  », 




Cartes du B.R.G.M., : en vert  = sables du cénomanien, recouvert d'alluvions anciennes, en blanc = alluvions modernes

                    

Sol/terre des jardins guécélardais - qualifiée par le B.R.G.M. d’Orléans d « ALLUVIONS ANCIENNES », que la rivière Sarthe abandonna lors de ses déplacements vers l’Ouest, suite au soulèvement du plancher basal de la région de La Chapelle d’Aligné. Les modifications climatiques du Pléistocène inférieur et moyen, permettent d’en étudier les migrations, et la création des méandres.
Son épaisseur est de 1,15 au lieu-dit : Buffard », et de 1,55 au : Jarrier.
Photo caméra collection personnelle - A.G.

des alluvions anciennes  cette terre grisâtre, fluide - inconsistance - volatile , acide parce que très fortement délavée. Initialement couverte par une forêt mixte, décrite dans es Annales de Jean Froissart et dans les Chroniques de d'Enguerrand de Montenet, et Adenet le Roi.


ORGUE de ROUSSARD, dans le « PETIT BOURRAY » - Photo collection personnelle A.G.

La platitude précédemment évoquée donne une altitude minimal de 36,4 à l’entrée de la Sarthe sur le territoire communal à 400 m. en amont du lieu-dit :Villette - Cne de Guécélard, et à 200 m. en amont du lieu-dit : Les Gêleries, Cne de Fillé. 
Schéma de la « plaine dite de Guécélard  », dénommée « terrasse basse  », par le B.R.G.M., se développant sur la rive gauche de la rivière Sarthe, des hauteurs de la « cité des Pins - agglomération ancelle  », à la « cuesta du Posliniis - plateau géologique de La Fontaine Saint-Martin », 

Le point culminant de la commune de Guécélard est borné à +47 ( Champ de la Butte - Cne de Guécélard) ; rompue sur sa périphérie extérieure par, 
- la Butte conique de la Nue, près d’Arnage - alt. + 56 
- les Buttes du Vieux-Mans - alt. + 74 et + 82 
- la Butte de Monnoyer  - alt. + 70 ,  
- les deux Mamelons jumeaux de la Chouanne - alt. + 69 et + 77 - 
- la cuesta du Pôlinois et les Buttes juxtaposées du Roncerais et du 
  Bruon, coupé par la gouttière de la rivière Sarthe du Dôme                          
anticlinal jurassique de Saint-Benoit.

Le « Vieux Guécélard » connu également dans des actes sous le nom de : « Grand Bourg » est placé par - longitude - 0°07’31’’ Est ; latitude - 47°52’53’’ Nord , alt. +36,8, une continuité dans son positionnement, par contre ce qui fut pendant trois siècles cité dans des actes du Fond Ancien des Archives de la famille de Broc, le Fond Ancien de l’évêché du Mans, et les Cartulaires de Saint-Mesmin-de Missy, d’Oizé ( reproduction acquise auprès de l‘Abbaye-mère ) : « le Bordage de Guécélard, puis le Petit Guécélard, est devenu au fil des temps : le Bourg de l’actuel Guécélard », sa position à cette époque était de 0°07’36 » « Est , et 47°52’09  » Nord. - alt. +43,71.

Typologie
Guécélard
nom masculin, singulier - phonétique : gé-cé-laâ-rre, ; a donné dans plusieurs Cartulaires et Chartriers de l’évêché du Mans et de l’archevêché de Tours, d’abbayes de Marmoutiers, de Château-du-Loir de la Coulture, et…

- Capella de Vado Seclart - ( suite à une coquille = Seelart ) en 1135 - Cartulaire de Saint-Pierre La Couture - 49,

- Ecclesia de Vado Seclart - ( = Seelart ) en 1230 - - Cartulaire Saint-Pierre de La Couturede La Couture - 300,

- Feodum de Vado Saalard ; est désigné églemant dans le document Gueseleart et, plus loin la : paroisse du Gue Seleart en 1250 - Cartulaire de Château-du-Loir - 168 - et le Cartulaire de Baulieu - 232,

- La paroisse de Notre-Dame du Gué Saalard en 1289 - Cartulaire de Baulieu - 95,

- Vadum Saillardi en 1323 - Province du Maine - page 180 - édition 1929,

- Quesellart en 1342 - Archives du Royaume , 2 tomes in-8°  , B.N.F. de Paris ; Noms et fiefs du Royaume du XIIème au XVIIIème siècle par Bétencourt page 777,

- Gueiseillart en 1372 - Généalogie de la Maison de Broc - Fond Ancien - 35,

- Guessellart en 1382 - - Généalogie de la Maison de Broc - Fond Ancien - 42 bis,

- Guessellard en 1390 - Annales de La Flèche  ( 15 volumes in-8°)- X - 292,

- Guecellard en 1433 - Compte de Jehan Maucibot page 37 - Médiathèque du Mans, manuscrit 468, 

- Guesallard en 1462 - Archives départementales de la Sarthe - H 577,

- Ecclesia de Vado Cellardi vel Sellardi en 1508 - Pouillés de la Province de Tours page 101,

- Guesselurt = Guesselart en 1514 - Précisé sur la Carte Cenomane,

- Gué Celard - Nolin, 

- Gué Ceslard en 1706 - Cartes réalisé par  Hubert Jaillot - Le Paige - 394, 

- Guesellard en 1715 - Cartes Cénomane page 69, 

- Guyescela en 1750 - Archives départementales de la Sarthe - B 166,

- Guéceslard vers 1736 - Carte de Cassini, 

- Guessellard en 1765 - Annales de La Flèche - I 79,

- Guescelar en 1765 - Archives Nationales de Paris - Q1 1026,

- Guescélard en 1773 - Almanach du Maine - page 51.

* - Doyenné d’OIZE
Condita Auciacensis est mentionnés, comme possédant le monastère de Téloché - Talipiacus. Dans certains textes anciens, elle est surnommée ; Belin au XVIIIème siècle. Le Pagus Belini cité dans un acte en 643, s’étendait sur une portion de l’actuel canton d’Écommoy; Plusieurs actes et documents témoignent que la : Auciacus existait déjà à l’époque.

Toponymie
L'histoire de Guécélard, débute avec la formation de son nom.
Le nom de Guécélard, est issu d'un nom composé, unifié par simplification manuscrite d'un scribe religieux ( Bénédictin vraisemblablement ) . Ce nom unifié apparaît en 1647, dans une carte dressée par un géographe du roi Louis XIV.
Le nom composé : Gué de Coelhard est cité  dans une Annale comtale datée de 867, évoluant en fonction de la phonétique et de la transcription en Gué Ceslaâre, Gué Ceslard, Gué sCellard, Gué Céart, et de nombreuses autres variantes, selon les écrits médiévaux.
Une certitude apparait : ce nom est composé d'un radical, adjoint d'un suffixe . La racine incontestable ment : gué, et du suffixe Coelhard, ayant donné Ceslard, puis célard.
Dans le  nom composé de Gué Célard, le radical : « gué » apparaît vers -450 avant notre ère, dérivant directement du Celte/ dialecte Westique/ Gaulois : « vado », lui-même dérivant du Sanskrit : « gadham » -  (ce qui pourrait le faire remonter à beaucoup plus dans le Passé de l'Histoire ) ; selon le Dictionnaire de Saint-Pétersbourg découle directement de  « gadh» signifiant être ferme - tenir sur ses pieds - tenir debout solidement sur ses pieds ; latinisé en : vadum. «  Vadum » désignant  « gué » , est cité en 973 ; en 1223 Consanwey.
- par principe : le « gué » est un point fixe, permanent, et incontournable du paysage,
- par définition :  c’est un endroit où une voie de communication terrestre franchie, un cours d’eau, en un point déterminé et immuable.

Quant au suffixe  : « coelhard devenu célard », le Dictionnaire de Saint-Pétersbourg, déjà utilisé, et le dictionnaire de Vieil-Haut-Allemand et des dialectes germaniques ( édition 1767 ), et les études de Marie-Thérése Morley, Maitre de Conférences à la Sorbonne démontrent, et désignent le nom d’un homme germanique, vraisemblablement «  Franc ». la désignation : Sellard  est très nettement différente, selon les mêmes sources, 
 

A.G. -  historien - collectionneur paléontologue, compulsant son dictionnaire de Vieux-haut-Allemand , et de dialectes germaniques parlés du IXème au XVème siècle  ; sur le côté droit on aperçoit les volumes de : Actus Pontificum  Cenomannis, rédigé vers 850-856, contenant une cinquantaine de pièces d’archives dont environ ont été authentifiées, superposé à celui de : Gesta Aldrici Cennomicae, contenant des Chartes antérieures ou contemporaines de l’évêque Aldric ( vers 836 ).

Cet homme d'origine germanique, « venu de loin » : coel - d'outre-Rhin ; « hard » - fort, solide, imposant par analogie : chef - supérieur.
Cette théorie est authentifiée par la présence d'une nécropole Mérovingienne à la « Croix de La Martinière - Cne de Guécélard », contenant cinq sarcophages du VIème siècle en tuffeau  de notre sère , et reconnu, homologués et répertoriés pa les service des Beaux Arts du département de la Sarthe, mais également par le Ministère de Paris. 


Photo d'un authentique sarcophage en tuffeau de Doué-la-Fontaine - 49 - Mérovingien du VIème siècle - Document collection personnelle A.G.

Ce fait, s'explique, par un autre fait historique validé par l'archéologie, l'arrivée et l’installation sporadique d’éléments individuels ou par petits groupes quelquefois sous l’égide d’un chef Franc ( par exemple  comme Coelhard s’installant sur le sol Gallo-romain,  prenant possession de ce  sol dans des regions faiblement peuplées. Ils défrichaient, et mettaient en valeur la terre, en lui imprégnant leur nom. Si nous avons Guécélard, il y a également Ponthibault, et bien d'autres à l'identique. Il ne faut pas oublier que les Francs, exactement comme les Gaulois, étaient de farouches guerriers, et mais également d'excellents paysans. Augurant, et facilitant  la conquête de la Gaule romaine par Childéric 1er roi Franc devenant, prenant le titre de France père de Clovis instituant la dynastie Mérovingienne . Les Mérovingiens créèrent des région : conditae ou vicariae, dont la liste à ce jour n’a été trouvée en dépit des recherches. Toutefois, il serait possible d’en découvrir un certain dans des anciennes archives ecclésiastiques d’avant 1230.


Carte datée de 1492, réalisée par des moines bénédictins de labbaye de La Coulture du Mans - Document des A.N..F à Paris, reproduction authentifiée acquise pour collection personnelle.

Hydrographie
Notre commune s’étend dans sa totalité sur la rive gauche de la rivière Sarthe, principal collecteur, ayant communiqué son nom au département, qu'elle traverse. Cette situation, place de ce fait,  notre commune sur une terrasse géologique dite « basse - 4-6 m. selon le B.R.G.M. ». 

La Sarthe prend sa source à une alt. de +254 m. au lieu-dit : Somsarthe Cne de Soligny-la-Trappe  dans le département de l’Orne. Le  méandre décrit à l’aplomb «  Vieux-bourg/Mondan »  , est  l’aboutissement DDE la faiblesse de déclivité du sol de 0,63 à 0,40 o/°°. Cette pente entre le lieu-dit : Buffe - Cne de Guécélard et le Moulin de Sablé-su’Sarthe soit 59 km.4. À Guécélard, son lit repose sur des argiles du Callovien et de l’Oxfordien, ce qui lui donne sur sa rive gauche un profil mouillé de 600 à 1.200 m. 0 Buffe alt. +36,5, celle de l’eau +34,1. Si l’entrée de la commune de Guécélard est à 134 km.8 de sa source elle se trouve à 119 km. 2 de sa confluence avec la Maine.


Appontage de Guécélard sur la Sarthe, transformé dans les années 1930/1935, en «  Coin à pêche », depis laissé en friche - C.P. Collection personnelle A.G.

Plan aux Archives Nationales de Paris, du Vieux Bourg de Guécélard, et du Chemin du port – Reproduction collection personnelle.

Ce port avec appontage fixe existait au « Vieux-bourg de Guécélard », utilisé surtout par les moines du Prieuré de Parigné, et ceux du Prieuré de Saint Jean-de-La Motte. Sa situation à 156 km 8 de sa source, et à 119 km 2 de sa confluence avec la Maine, est   privilégiée lors de la navigation à vapeur de la Compagnie des Paquebots de la Sarthe, exploitant la ligne Le Mans-Nantes de 1858 à.1871 . Cette grande rivière s’abaisse de +212 m. à sa source à +14 à sa jonction avec le Loir. Ce qui donne une pente régulière de 0,07 pour °/°°; permettant une escale du «  paquebot à cabines Amiral Lalande » .avec durée du voyage de 4 jours à la descente, et de 6 jours à la montée vers Le Mans.

Plan d'un bateau type circulant sur la Sarthe - Futiau - – Reproduction collection personnelle.

Le nom de « Rhonne », orthographié « Rône », apparaît pour la 1ère fois dans des textes anciens à la Médiathèque du Mans , 832 - 857, «  Fluviolus Rodani » - Gesta - p.7. Si « Rodani » est assimilé à « Rhodanus », il est possible d’envisager, mais il faut être prudent dans l’interprétation paléographique : pour le cas précis où Rhodanus désignerait le Rhonne, donc se rapporterait à un cours d’eau ; on est fortement tenté par l’analogie de la phonétique du nom , à franchir allègrement le pas, et à identifier le « Rhonne » à la même étymologie.

Le mot latin : rivus signifiant : ruisseau qui a été prononcé en bas-latin : rius, a donné en roman, puis en vieux-Français : ru - ruet - rie - rieu. Le réseau hydrographique du Rhonne, s’organise à l’identique en devenant le collecteur des cours d’eau de son bassin. un lieu : lande de Rône- 89ème affluent gauche de la Sarthe avec laquelle il conflue alt. +36,2, au pied de Mondan Cne de Guécélard, après un cours sinueux sur 26, 515 km.

Le Rhonne est le  89éme affluent gauche de la Sarthe, il étire son cours sinueux sur 26,515 kilomètres dont 4.239,938 sur le territoire communal de Guécélard ( D.D.A. 03/10-91 ), Son bassin versant est de 16 296 hectares dans lequel s‘inscrive l’intégralité des 1218 hect du terroir communal Guécélardais. Son volume : en eaux ordinaires est de 0,080 pour la 1ére section Guécélard - Moncé - Mulsanne soit 12,738  kilomètres ; et de 0,030 pour la 2éme section Mulsanne - Téloché - Saint-Mars-d’Outillé soit 13,777  kilomètres - en grandes eaux de 10 000 m3/jour pour la 1ére section ; et de 4 500 m3/jour pour la 2éme section. Son débit à Guécélard a été étudié de 1988 à 2008, par la D.D.A. sur une surface de 77 km2 son débit moyen interannuel est de 0,187 m3 seconde.

Le Rhonne, reçoit lors sa traversée du territoire communal, un alignement d’affluents descendants du « Bélinois » pour la plupart, et quelques uns du Poslinois.  Ils se placent, parallèlement les uns aux autres, du Moulin de la Bausonnière alt. +42, à sa confluence à Mondan alt.¨+36,6. Leur cours est, non pas rayonnant, mais perpendiculaire à leur collecteur, d’où le rôle déterminant qu’ils jouent dans l’exploitation du sol Guécélardais. À la latitude du Petit Vivier - alt.+41, en ligne les lieux-dits : chemin aux Bœufs - alt.+42, la Blinière - alt.+41, Villette - +38,5, le cours de la Sarthe se situe - 36,9/36,6 ; au moulin de Spay le niveau moyen est de +34,6, au moulin de Fillé +34,1; tandis que dans l’alignement le Rhonne est à +39 à Champbeslin ( Campo belinus - champ du soleil  )   .En ce lieu, il retrouve à gauche sa dérivation appelée : ruisseau de Champ Beslin au moulin de la Baussonnière. Ce moulin de La Baussonnière - alt.46, avait une chute de 3,90, une roue à augets développant une force brute de 4,73, actionnant en décembre 1863, deux meules à blé.

Les dépôts fluviatiles et éoliens podzolisés, accumulés sur le substrat, sont disséqués par de nombreux petits ruisseaux, souvent de simples «  rus » , irrigation naturelle qui trouve dans ce terrain de landes humides - les Gastines  des textes médiévaux, que l’on peut consulter aux Archives 
    

Guécélard, pays des deux rivières, plus qu’un slogan, une réalité, les deux cours d’eau ont profondément marqué la vie du lieu-dit originel, au cours des deux derniers millénaires
Plan de Guécélard des années 1960, offert par la D.D.A.à A.G. en 1990.

départementales de la Sarthe.

- ruisseau des Bigottières 
- ruisseau de l’étang de Malidor  
- ruisseau de Pré-Maillet 
- ruisseau de Château Gaillard 
- ravine de l’Anerai, est un fossé  alimenté d’irrigation des terrains traverse et par le ruisseau des Beulières
- ruisseau des Fillières 
- ruisseau de Claire-Fontaine 
- ruisseau de La Fuie ou Fuye 
- ruisseau Le Bousse 
- ruisseau Le Ripes ou L’Erips
- ruisseau Le Brebon 
- ruisseau le Lunerotte
- ruisseau de Noirie
- ruisseau des Fontaines de Parigné
- ruisseau de La Sauvagère
- ruisseau du Pré des Fontaines
- ruisseau des Minières
- ruisseau du Hallier
- ruisseau de Terre-Châtain
- ruisseau de Guécélard

 Ce réseau hydrographique est conditionné par la structure géologique ( rapport de Musset en 1917, et celui de Klein en 1975, et de Dassibat en 1982 ).

Son bassin versant guécélardais reçoit de 650 à 750mm. de pluie/an. Notre comme et sa région ont connu.

Agronomie
La minéralogie du sol guécélardais, est assez uniforme, elle réside, presque exclusivement en sables à grains grossiers, renferment quelquefois des petits cailloux blancs, arrondis, fragments de quartz, arrachés lors des périodes interglaciaires, loin en amont : 91 à 85 km. L'hydrate ferrique issu de la décomposition de la glauconie, enfermée dans les sables rougeâtre du cénomanien. En sous-sol la cimentation de ces grains forme un grès particulier dénommé : «  roussard ».La sable de couleur ocre à rougeâtre a donné, à notre région le nom de  «  Maine roux », 

Maine roux

 
«  Trou d'extraction de sable - Cne de Guécélard » - à remarquer la col
 
«  Pays Guécélardais la définition de  Maine roux » - Photo A.G.

l'argile glauconieux, a été exploitée dans des minières, par les trois poteries ayant existées à la fin fin du XVIIIème et au début du XIXème siècles à Guécélard.


L'une  des «  Minières », réouvertes pour étude, disséminées sur les sites : des Minières et du Jarrier à Guécélard .


Séchoirs à poteries, ayant existés à Guécélard, dans l
'actuel : chemin des Minières -Documents collection personnelle.

Dans cette partie du département, se développant au Sud-ouest de la cité Mancelle, sur la rive gauche de la Sarthe, la qualité de la terre à longtemps favorisée la culture du : Pin maritime, des asperges ( dont l'asperge à colleret bleuâtre dite asperge de Guécélard - connue et apréciée au Palais du Louvre Henry IV, et Lous XIII, à versailles par Louis xiv et Lous XV, à Fontainebleau par Napoléoon 1er ), et du seigle, les pommes de terre, et quelques cultures maraîchères. Pays de bocage, et de la petite parcelle : closeries, bordages  - petites métairies.

«  Pays des Landes du Bourray »
« Pays des Horizons Noirs » cher à Monsieur le Docteur Paul Delaunay, Forêt du Mans cité dans ls Annales de Saint-Bertin ;  « Forest dou Man’s » épopée de Pépin le Bref conté par Adené Le Roi ( Accadémie de Rouen ), Maine Roux avec ses sables ocres, ses grès roussards, et ses argiles glauconie uses et ses 3 poteries..


Perspective de la canopée du Petit Bourray , vue des 
« Buttes tabulaires du Vieil Man'sPays  » - Document collection personnelle.

Petit Bourray
Le Petit Bourray, autrefois appelé « le Vieil Mans » ( Archives départementales de la Sarthe - A.1; Q 29/1 - Fond municipal n°38 ), « …. joignait les terres de  la Baussonnière, de la Gouttière, des Landes, de la Bigottière, de la Soufflardière, de la Prêtrie, de la Ronceraie », limité par l’actuelle route de Ponthibault à la R.N.23 ( répertoriée de nos jours D.212bis ), «  aux terres de Gandelain, de la Bénardière, des bordages de la Louvetière », assises  en bordure du «  grand chemin tendant de Ponthibault à Fromenteau ; aux terres des seigneurs d’Epaigne, de la Pignetière et aux prés de la filière du Bourray », le tout d’une superficie de 1200 arpents, dont 480 appartenant au Roi, le supplément  aux divers seigneurs riverains, de Vaux, de la Baussonnière, d’Epaigne, etc. Ce territoire est un ensemble géomorphologique de très faibles altitudes, comme nous l’avons précédemment abordé, oscillant de +40 à +43, aux élévations douces, évasées depuis la D.156 route de Guécélard à Fillé.

Grand Bourray - Gastine  du  Bas-Poslinois
C’est dans une partie des Landes du Grand Bourray  , que s’est développé et se développe toujours l’actuel bourg de Guécélard..

Les Landes du Grand Bourray, dépendaient de l’importante châtellenie de Château-du-Loir qui comprenait à la fin du XIème siècle : 51 chevaliers vassaux ( dont 12 devaient la garde au château, chacun pendant deux mois, et 20 autres de deux à trois mois) ; en dépendaient 225  arrières-vassaux - écuyers, et 304 censitaires . 
La châtellenie de Château-du-Loir, était une baronnie qui s’étendait sur tout le territoire compris entre le Loir, la Sarthe et son affluent le Rhonne. Sainte Corneille-en-Bignolas, Loudon, Tresson, Courtemanche, Arthezé, Bousse, les forêts de Cophas, Bersay, et Longaulnay faisaient partie intégrante de cette châtellenie. Pirmil, Noyen, Malicorne, Belin , La Suze avaient fait acte d’allégeance.

Aimon ou Hémon de Château-du-Loir, avait été inféodé par le Comte du Maine Hugue III avant 1005, celui-ci ayant selon les Actus succédé à son père entre 989 et 992; il avait épousé vers 1006 Hildeburge de Bellême. Il avait comme dévoué et fidèle écuyer un certain Guillelmus de Moondaon.

Les Archives départementales de la Sarthe, nous révèlent : l’ état des landes appartenant au domaine royal ( 1550-1554 ), indique que les landes du Grand Bourray commençaient au Gué de Mézières et finissaient  à la Jarryaie tenant……
«   .….d’un cousté pour partye les prez des Coulées et pour autre 
« partye le ruisseau descendant du village de Saint-en-Belin à Gué-
« Cellard, et d’autre part les lieux des Chouanyères, les 
« Sauvaigeaux, la Trépinière, la Chevallerye, le Petit-Poirier, la 
« Chesnaye, les boys des deffaicts de  Bruon, les terres et lieux de
« Giberon, de Bousse et les bois marmenteaux de Mondan….. ».


Carte du Diocesis Cenomanensis du XVIème siècle - On distingue vers le bas « Vadum Celardi » c’est une forme particulière de la latinisation du nom de « Gué pour Vadum, et de Celardi pour Célard », ce qui pourrait être du « bas latin », mais qui n’en est pas, pas plus que du francique - Document des A.N..F à Paris, reproduction authentifiée acquise pour collection personnelle.

Bocage Guécélardais,
Le bocage guécélardais, apparaît beaucoup plus come une oeuvre humaine, que comme une conséquence de la nature. Cette mosaïque  juxtaposée de parcelles agricoles, de toutes formes géométriques, de petites et moyennes grandeurs clos par des haies, épaisses et parfaitement entretenues, définissent le terme de  «  forêt linéaire . 
A Guécélard , c'est une alternance, de terres labourées, et de pâturages, là où un filet d'eau courante plus ou moins important, passe. Le châtaignier est l'arbre roi, une prolifère dans notre campagne, son existence provoque une fabrication spécifique : le sabot en bois, le fameux «  boëton » : frais en été, chaud en hiver; et la fabrication du fameux «  bardeau » - tuile en bois de châtaignier, isotherme, imputrescible, remplaçant dans notre commune, le chaume, précédant d'un siècle 1/2, l'usage de la tuile en terre cuite.


Couverture en bardeaux de châtaignier, exitant encore dans le vieux bourg en 1955 - Photo collection A.G.

Guécélard c'est l'univers de la petite et très moyenne superficie, l’étendue cultivée s’étend, l’unité de l’exploitation rurale doit-être ajustée aux forces et aux besoins de la famille. La petite tenure d’un seul tenant, protégée par une haie vive, que l’on détecte aux Archives Départementales de la Sarthe, dans l’examen des baux à cens qui portent souvent sur une parcelle unique : véritable loyer de la terre, redevance récognitive - obligatoire où deux appellations émergent,
bordage, désigné dans les textes : bordagium, pouvait couvrir sur 120 à 28 journaux,
ouche, unité inférieure révélée dans des actes : osaca sa superficie variait de 4 à14 journaux,
le « journal » - était la superficie qu'un homme normal pouvait bécher, travailler, faucher en une journée . L'équivalence : 2 journaux à 2 journées 33 suivant les régions sarthoises, étaient égales à un hectare.

L’ouche est la pièce de terre voisine de l’habitation : « ….concedo habitationem….Joffridi Rufi….ego quoque….do eis oscar que est juxta…. » -elle confine au jardin « ……unum ortum cum olca et pertinente…… » - close d’une haie vive « ….oscar de la sauvagère sicut continentur infra sepe…. ». Cette petite portion de terrain est l’annexe fondamentale de la chaumine et du jardin, identifiée par le demi-arpent octroyé au paysan, pour l’inciter à s’établir dans les possessions de l’Abbaye de la Coulture. 

Le groupe familial vivant sous le même toit sera dénommé plus tard : feu, et servira d’assiette à l’impôt à partir du XIVème siècle. Les démographes estiment le feu dans une fourchette de 4 à 6 adultes en moyenne. Les  coutures ,pour utiliser un vieux terme, ne donnaient des épis ni bien lourds, ni bien épais.

Un document du XIVème siècle, fait état du rendement, d’une bonne année : quatre muids de froment, par Bonnier, soit à peine deux hectolitres par hectares   ( de nos jours approximativement 50 quintaux et même plus ) . Le bétail joue un rôle de premier plan, cependant avant le XVème siècle, la combinaison  agro-pastorale  n’était pas assez  étroite pour que l’apport de l’engrais animal pût beaucoup compter. La glèbe conquise sur la nature, n’était qu’une conquête provisoire, parfois éphémère, en tout état de cause exigeante. 

Le 10 août 1539, à Villers-Cotterets, une Ordonnance signée par le roi François 1er, oblige les curés  à tenir un registre de baptêmes à transmettre au Tribunal royal. Les décrets des 20 et 25 septembre 1792, créent l'obligation des Registre d'Etats Civils. En compulsant des dossiers de documents épars, j'ai découvert :  
*- en 1856, le Bourg de Guécélard aligné de part et d'autre de la grande route : Paris - Nantes, via Le Mans, Guécélard, Angers, comptait 47 maisons, plus ou moins juxtaposées, hébergeant 51 ménages pour 144 habitants ; et le Vieux-Bourg 20 maisons, pour 20 ménages et 60 habitant. La commune de Guécélard  était composée de 161 maisons d'habitation, pour 166 ménages et 576 habitants.

Economie
Affinant les recherches, j'ai exploré des cartons aux Archives, contenant des documents validés, pais très disparates. Avec patience, et beaucoup de persévérance, j'ai compulsé , un par un, ces documents, et j'ai découvert qu'en : 
*- 1861  : le bourg dit à l'époque le «  Petit Guécélard » , s'alignant sur la Nationale, et la partie regroupée vers l'église, qui s'élevait sur la bordure gauche de l'actuel « chemin du Dauphin », comptait 53 maisons, basses alignées da part et d'autre de la grande route, abritant 53 ménages et logeant 157 habitants ; que l'actuel Vieux-Bourg, dénommé le  « Grand Bourg », sur les plans, cartes et documents, avait 22 maisons, pour 22 ménages et 77 habitants.
*- 1872 : le bourg avait 54 maisons, pour 57 ménages pour 149, mais il faut y ajouter les lieux-dits du « Châtaignier » et de « la Cure », véritables Quartiers, prolongement contigus au bourg du Guécélard et regroupant 25 maisons, pour 26 ménages et 93 habitants. Le Vieux-Bourg : 22 maisons, 23 ménages et 80 habitants.
*- 1876 : Le Bourg proprement dit de Guécélard, situé sur la route dite Nationale, , du  « Point du Jour » au  « Dauphin », 46  maisons pour49 ménages, zt 173 habitants, le Vieux-Bourg : 20 maisons, pour 20 ménages et 56 habitants ; la population globale de notre commune : 547 habitants.
Cette époque, connaissait, et vivait au journalier, l'animosité exacerbée entre la partie Filléenne ( 585 habitants ), , et la partie Guécélardaise ( 579 habitants ), dont la base incontournable était : Fillé avait au Conseil Municipal ( 12 membres ) : le Maire, L'Adjoint et 5 Conseillers, or que Guécélard n'avait que 5 Conseillers, et aucun Adjoint ; d'où un disfonctionnement permanent, Source complémentaire conflit, le « passage de la rivière Sarthe » , pour se rendre à la Mairie de Filléredevance de 0,20 c. par traversée, et souvent la pertd'une journée de travail : le salaire d’un ouvrier, d’un employé, c’est-à-dire le gain d’un homme non compris la nourriture était à Guécélard de 0,50 fr. par jour, 0,60 à La Flèche, et 0,90 au Mans.

En parallèle, aux demandes de séparation de Guécélard, avec Fillé, la section : Guécélard, progressait vers une Economie plus importante, plus structurée ; ainsi on note : 
- en 1856 : 76 cultivateurs-fermiers,
- en 1872 : 85 bordagers-fermiers-cultivateurs pour 2472,48 journaux exploités ce qui donne très approximativement convertis en hectares 1063,12 hectares , soit des exploitations d'une moyenne de 12,51 hectares , ne tenant compte que les bordages varient 4/5  à 9 hectares.

*- 1901 - Guécélard totalisait 170 maisons, pour 170 ménages et 475 habitants.
*- 1911 - 159 maisons pour 159 ménages et 484 habitants, dont 50 maisons au Bourg pour 112 résidents, 
*-1921 - 154 maisons, 154 ménages pour 506 habitants ; dont 38 maisons, 38 ménages 91habitants dont 1 étranger.
*- 1926 - 150 maisons, 157 ménages et 445 habitants - au Bourg 33 maisons, 35 ménages et 81 habitants, 
*- 1931 - 147 maisons, 154 ménages, 502 habitants - Bourg côté gauche de la route Le Mans-Angers : 15 maisons, 17 ménages, 46 habitants ; coté droite de la route précitée, 14 maisons, 16 ménages, 44 habitants ; Vieux-Bourg : 12 maisons, 12 ménages, 31 habitants.
*- 1936 - 134 maisons, 144 ménages, 437 habitants ; Vieux-Bourg : 12 maisons, 12 ménages , 28 habitants.

Topologie
Tout semble s’enchaîner, lorsque le plancher cambro-silurien de la région de La Chapelle d’Aligné se rehaussa. La rivière Sarthe, cessa d’être un affluent droite du Loir, et son cours obliqua vers l’Ouest, pour confluer sur la gauche avec la rivière Mayenne, et former la Maine - à une alt. +14. La paléogéomorphologie du creusement de sa vallée, démontre que la rivière décrit un vaste méandre au Sud-est de La Suze, quant aux migrations latérales dans les sables cénomaniens , comme celles de Guécélard, elles sont également partiellement imputables aux variations climatique de la période postglaciaire antérieure à 9.500 ans. La confluence du Rhonne - alt. +36,6 et de la grande rivière, évoluant d’Arnages, à l’enrochement interglaciaire de Mondan par «  radeaux de glace », depuis les Alpes Mancelles d’où cette  curiosité géologique de « confluence inversé ou à contre courant ».

Les périodes postglaciaires, qui suivirent la dernière grande glaciation de Würm, provoqua le développement de vastes forêts mixtes, de l’éperon où devait s‘édifier Le Mans, à la couronne forestière angevine. C’est en premier, dès la château royale du Gué de Maulny, la Forêt du Mans - avec le campement de Pépin le Bref, l‘épopée d‘écrite Adené le Roi, et chére à Josephe Chatrou, puis la prestigieuse forêt de Longaulnay, couvrant 11.000 hectares et par la forêt, et par la forêt de Malpaire, rejoindre l’Anjou, dont il ne subsiste que quelques «  Deffay » vers Doucelle.

C’est là où se termine la forêt du Mans et où commence celle de Longaulnay, qu’un chemin de terre, tracé par les passages répétés, dans un sens et dans l’autre par les pieds nus de  bipèdes homonidés, coupa le cours d’une petite rivière qui devait s’appeler beaucoup plus tard le Rhonne - Rosne - Rône - Ronne et toutes les variantes ; en un endroit précis, qui le permettait.

Cet antique chemin, reconnu et authentifié par des d’éminents Historiens sarthois comme Paul Delaunay, Maulny ; Hurel, Cauvin, André Bouton et d’autres, cher à Madame Anne Fillon, Professeur Ermite à l’Université du Maine et à Monsieur Clément, Historien à Foulletourte fut dénommé : Grand chemin Mansais - Grant Chemeing Maczois dès le IXème siècle - Cette  section sarthoise  a été insérée très tôt par le Scientifiques, dans la «  route du cuivre » , dès le Chalcolithique soit vers -3.700 ans avant ootre ère, voie terrestre facilitant l’important trafc du minerai de cuivre natif, extrait à La Haya dans le Pays Basque espagnol. Acheminé par d’importantes caravanes d’animaux porteurs, qui par cette route, visuellement à la côte atlantique, remontait, franchissait le Loir aux Ponts de Gennes, traversant la Sarthe, via Guécélard, passait la Seine à Pont de l’Arche, par Beauvais, le Seuil du Vermandois,la vallée de la Meuse, Namur, gagnait les Pays de la mer du Nord, puiis la Scandinavie - route authentifiée, et validée par l’archéologie.
                           

Pépite de cuivre natif, trouvée avec d’autres dans un tas de gravats destinés au dépotoirs, lors de la réfection du chemin dit «  aux boeufs », dans les années 1950 - Analysé en labo, origine déclarée  : mines de La Haya - Pièce acquise intégrée dans une collection personnelle;



Coin de mon «  fond ancien bibliothèque et archives »  amassées de puis un peu plus de trente cinq de recherches. 

Mes notes et mes références bibliographiques
*1- I.N.G. 1993- INSEE-1998
*2 - - I.N.F. 3ème cycle d’inventaire 1995  
*3 - B.R.G.M. 1999
*4 - D.D.A 61 - 1999 
*5 - Bibl. des Chartes XLIV - 289 

                                                            le 10 décembre 2022

                     AGobenceaux

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Dépôt légal 4ème trimestre 2022
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Le document initial  Gué-Seelard , a été tiré le 20 décembre 1999, et a fait l’objet d’un dépôt légal daté du 5 novembre 2022, à la Préfecture de la Sarthe.
Le dépôt légal à la Bibliothèque Municipale d’Angers a été enregistré sous le n°  ANG  00-2 - 002365, le 25 novembre 2022.
Conformément à la loi n° 92-546 du 20 juin 1992, une déclaration a été faite à la  Bibliothèque Nationale de France à Paris le 9 décembre 2022, répertorié le 12 décembre 2022.

ENCYCLOPEDIE de GUECELARD - PATRIMOINE et SCIENCES

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